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LA Part du Colibri.
L'espèce humaine face à son devenir...

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" Comment se fait-il que l'humanité, en dépit de ressources planétaires suffisantes et de prouesses technologiques sans précédent, ne parvienne pas à faire en sorte que chaque être humain puisse se nourrir, se vêtir, s'abriter, se soigner et développer les potentialités nécessaires à son accomplissement ? [...] Comment se fait-il que nous n'ayons pas pris conscience de la valeur inestimable de notre petite planète, seule oasis de vie au sein d'un désert sidéral infini, et que nous ne cessions de la piller, de la polluer, de la détruire aveuglément au lieu d'en prendre soin et d'y construire la paix et la concorde entre les peuples ? " Ce texte de Pierre Rabhi nous amène à ouvrir les yeux sur le devenir de la planète et de l'espèce humaine, et propose une réflexion sur la " nécessaire décroissance ". Il apporte des solutions concrètes, réalistes, à l'échelle humaine, que chacun peut mettre en œuvre, partager, propager. Une manière de ne pas se sentir impuissant face à demain. La part de chacun, La Part du colibri, comme il le dit avec poésie.

La part du Colibri



Un jour, dit une vieille légende amérindienne, il y eut un immense incendie de forêt.

Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre.

Seul le petit colibri s'activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu.

Après un moment, le Toucan, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n'es pas fou ?! Tu crois que c'est avec ces gouttes d'eau que tu vas éteindre le feu ?! »

Et le colibri lui répondit :« Non, mais je fais ma part ».

"La part du colibri" Pierre Rabhi (Ed. de l'aube)

75 battements d'ailes par seconde!
Le Colibri : 75 battements d'ailes à la seconde!

 

La terre, être silencieux dont nous sommes une des expressions vivantes, recèle des valeurs permanentes faites de ce qui nous manque le plus : la cadence juste, la saveur des cycles, la patience, l'espoir qui se renouvelle toujours car les puissances sont infinies. Il nous faudra sans doute, pour changer jusqu'au tréfond de nos consciences, laisser nos arrogances et apprendre avec simplicité les sentiments et les gestes qui nous relient aux évidences. Retrouver un peu du sentiment de ces êtres premiers pour qui la création, les créatures et la terre étaient avant tout sacrées....

"La part du colibri" Pierre Rabhi (ed. de l'aube)

Site internet : http://www.colibris-lemouvement.org/

Commentaires

Alexander Supertramp le 20 octobre 2009

Voilà un tout petit livre d’une quarantaine de pages, paru en 2006, réimprimé en 2007, qui nous met bien en face de nos responsabilités collectives et individuelles par rapport au devenir de l’espèce. Si nous disparaissions, la Terre, elle, ne disparaîtrait pas. Il faut bien avoir présent cela à l’esprit. Se soucier de la planète, c’est d’abord se soucier de nous comme espèce pouvant continuer à vivre sur la planète. Si nous sommes assez stupides pour ne pas changer de paradigme, de comportements, sans doute irons-nous dans le mur ? La Terre se remettra de notre passage sur terre comme elle l’a déjà fait dans son histoire. Disons que c’est une autre histoire que la nôtre qui s’écrira s’il y a de nouveaux êtres pensants et écrivant.
Ce qui m’a le plus intéressé dans ce petit livre, c’est ce qui lui donne son titre : La part du colibri. Nous sommes chacun d’entre nous, un colibri, insignifiant par rapport au temps et à l’espace infinis. Mais cela n’enlève rien à notre responsabilité ; Nous avons à jeter sur l’incendie, les quelques gouttes d’eau que nous récupérons pour le combattre. L’incendie est tel, que les quelques gouttes d’eau ne suffiront pas à l’éteindre. La légende amérindienne qui raconte cette histoire montre bien que chacun doit prendre sa part, avec ses moyens, dans cette lutte contre le risque que nous encourons à persister dans un système de croissance, de surconsommation. Non, nous ne sommes pas impuissants, nous n’avons pas à nous dédouaner devant l’immensité, l’impossibilité de la tâche ; nous avons à faire notre part, celle du colibri...


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