"Le vaccin ne serait pas efficace
contre un virus mutant plus sévère"
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"Les premières vagues de vaccinés seront en quelque sorte des cobayes"
Le vaccin contre la grippe A a-t-il été élaboré trop rapidement comme le suggèrent beaucoup de professionnels de santé dans les médias ces jours-ci ?
Michel Georget : Ce qui est incontestable, c'est qu'il a été fait beaucoup plus rapidement que le vaccin contre la grippe saisonnière. En temps normal, les spécialistes commencent à travailler sur le vaccin de l'automne suivant en février. Ils ont donc six à huit mois pour le fabriquer et le tester avant qu'il ne soit commercialisé.
Dans le cas du vaccin contre la grippe A, on nous dit que cela a été plus rapide car on a utilisé le même process, que l'on connaît depuis longtemps. Il n'empêche : tous les résultats des études cliniques ne seront pas connus au moment de la mise sur le marché du vaccin. Il a d'ailleurs été annoncé que les observations continueront après la mise en service du vaccin. Les premières vagues de vaccinés seront donc en quelque sorte des cobayes.
Dans ces circonstances, recommanderiez-vous à la population de ne pas se faire vacciner ?
Non. C'est à chacun de décider en son âme et conscience de ce qu'il souhaite faire. Mais pour cela, le public doit disposer d'une information complète, ce qui n'est pas le cas à l'heure actuelle.
On recommande aux femmes enceintes et aux nourrissons d'attendre la mise sur le marché du vaccin sans adjuvants. Pourquoi ?
D'abord, il faut comprendre ce qu'est un adjuvant : cette substance rajouté à l'antigène (c'est lui qui immunise) permet non seulement de renforcer le système immunitaire mais surtout de réduire les quantités d'antigènes utilisées pour chaque vaccin. Ce sont souvent les adjuvants qui provoquent des effets indésirables.
Ce qui est troublant dans le cas de ce vaccin en particulier, c'est que l'adjuvant est du squalène, un produit dérivé, comme son nom l'indique, du requin. Or, il a été mis en cause dans les cas de syndrome de la guerre du Golfe. Cette maladie touche beaucoup d'anciens soldats de la guerre de 1990-1991. Elle se manifeste par des symptômes variés et potentiellement graves, notamment en termes de stérilité et de malformation congénitale des enfants à venir. Or ces soldats avaient reçu beaucoup de vaccins avant de partir à la guerre et le squalène avait, à l'époque, été fortement mis en cause dans l'apparition de ce syndrome.
"Avec un virus A/H1N1 mutant, le vaccin ne sera pas efficace"
Quelle est selon vous l'efficacité de ce vaccin ?
Je ne nie pas qu'il puisse être efficace contre la souche actuelle du virus A/H1N1. Mais l'expérience dans les pays de l'hémisphère sud, touchés en premier, nous montre que ce virus n'est pas très dangereux : le nombre de morts est finalement beaucoup moins élevé qu'on ne le craignait. Le danger de ce virus réside surtout dans la possibilité qu'il mute et devienne beaucoup plus virulent. Et avec un virus A/H1N1 mutant, le vaccin ne sera pas efficace. Le problème reste donc entier.
Michel Georget auteur des livres:
Vaccinations : Les vérités indésirables (Broché)
Qui aime bien, vaccine peu ! (Poche)
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