Jour de 2 Chuen (2 Singe) dans le compte tzolkin actuel

Même si le 8ème Inframonde est beaucoup plus court que le 6ème ou Grand Cycle, ils sont tous les deux marqués par une conscience dualiste * (gauche/droite, ombre/lumière, bien/mal, juste/faux, intellect/intuition) et donc associée à une notion d’éthique et de jugement.

Il est intéressant d’observer les réactions souvent passionnées que suscite la remise en lumière du Calendrier maya prophétique. Une des raisons en est bien sûr qu’on approche de la « fin » de ce calendrier. Déjà là, si on n’étudie pas en profondeur ce calendrier comme le suggère CJ Calleman dans ses écrits, on se heurte à un malentendu dans ce que veut dire « fin du calendrier ». Si on veut  vraiment le comprendre, on ne pourra pas échapper à l’effort de l’étude et expérimentation personnelle des travaux et théorie Calleman en particulier, la lecture d’un seul article étant insuffisante pour avoir la vision d’ensemble.

 On observe donc ceux qui sont farouchement opposés aux idées proposées dans la théorie Calleman (que cela soit sa nouvelle théorie de l’évolution ou son explication du calendrier maya) et l’on voit sur la toile et ailleurs des manifestations de cynisme, pensée négative, jugement et critique, à la recherche de la petite erreur pour confirmer leur point de vue et exprimer leur vision négative du monde. D’autre part, on trouve ceux qui ressentent de la joie et de la gratitude à la découverte de ce que révèle cette merveille du monde resurgie de siècles d’oubli; ces derniers auront un jugement positif sur ces informations, témoignant de leur intérieur nourri d’idéaux et de pensées élevées et de leur aspiration à la liberté de l’esprit et un monde plus harmonieux.

La voie du milieu est celle proposée par Gautama Bouddha qui était parvenu  au 7ème Jour de la 6ème onde par expérience personnelle à une perception du monde équilibrée et égale. Dans cette vision du monde, on ne juge pas, on ne désire pas le bien (opposé au mal), conséquence d’avoir mangé de l’Arbre du bien et du mal, mais on observe sans jugement, nourri par la vision globale qu’offre le fruit de l’Arbre de Vie.

 Dans cet état d’esprit, on peut décider, dans une démarche objective, d’étudier une théorie ou idée et de la soumettre à son expérience. Si notre expérience la valide, elle est considérée utile à notre compréhension et si on expérimente sa non-validité, on la met de côté et on poursuit son chemin sans nécessité de s’ériger en juge. Peut-être une autre voie nous conduira à l’illumination - état d’être qu’avait atteint le Gautama Bouddha, qui a donné naissance au bouddhisme et qui serait le fruit collectif attendu de la 9ème onde du calendrier maya.

 Ce qui est essentiel, ce n’est pas une théorie, une religion ou voie spirituelle en particulier, mais l’aide qu’elle peut ou non apporter à l’acquisition d’une perspective plus large de notre place dans l’univers et notre contribution unique et individuelle dans la mosaïque universelle. En tant que gardien ou gardienne de la conscience individuelle qui nous a été confiée, il nous incombe d’expérimenter de nouvelles idées et de purifier notre mental pour que puisse naître en nous un état d’être illuminé et intemporel. Le Calendrier maya indique que ce processus bénéficie actuellement de l’appui des énergies du cosmos. Ceux qui le souhaitent peuvent soutenir ce processus intérieur qui peut s’accomplir chaque jour, par l’attention et la vigilance. Nos opinions et émotions me font souvent penser aux feuilles mortes que le vent d’automne fait tourbillonner dans les airs. Le travail intérieur est le processus invisible qui se poursuit sous terre et qui permettra en son printemps un jaillissement de fleurs multicolores dans une prairie aussi vaste que l’univers.

* voir graphique dans article du 16/10/2010

Et pour finir, deux petites histoires…

Une parabole du ciel et de l’enfer

Il y avait une fois un prêtre dévoué qui souhaitait voir à la fois le ciel et l’enfer, et Dieu consentit à sa demande.

 Le prêtre se retrouva devant une porte qui ne portait pas de nom. Il trembla quand il la vit s’ouvrir devant lui sur une grande pièce où tout était préparé pour un festin. Il y avait une table, et en son centre un grand plat rempli de nourriture fumante. L’odeur et le fumet excitaient l’appétit.

 Des convives étaient assis autour de la table avec de grandes cuillères dans les mains, et pourtant ils hurlaient de faim dans ce terrible endroit. Ils essayaient de se nourrir tout seuls et abandonnaient, maudissant Dieu, car les cuillères que Dieu leur avait fournies étaient si longues qu’elles ne pouvaient pas atteindre leur visage et mettre la nourriture sur leur langue. Ainsi ils mourraient de faim, alors que leur mets d’abondance se trouvait au milieu d’eux. Le prêtre sut que leurs cris étaient les cris de l’enfer, et lorsqu’il comprit cela, la porte se referma devant lui.

 Il ferma les yeux pour prier et supplia Dieu de l’éloigner de ce terrible endroit. Quand il les ouvrit à nouveau, il fut pris de désespoir, car il se trouvait devant la même porte, la porte qui ne portait pas de nom. Une fois de plus elle s’ouvrit et donna sur la même pièce. Rien n’avait changé, et il était sur le point de crier d’horreur. Il y avait la table, et au centre le mets fumant, et tout autour il y avait les mêmes personnes, et dans leurs mains les mêmes cuillères.

 Et pourtant il n’y avait plus de hurlements, les cris et les malédictions s’étaient transformés en louanges ; rien n’avait changé et pourtant tout avait changé. Car, avec les mêmes longues cuillères ils atteignaient les bouches les uns des autres et se nourrissaient l’un l’autre, et ils rendaient grâce à Dieu.

 Et lorsque le prêtre entendit les bénédictions, la porte se referma. Il tomba à genoux, et lui aussi bénit Dieu qui lui avait montré la nature du ciel et de l’enfer, et l’abîme – de la largeur d’un cheveu – qui les sépare.

 Auteur inconnu

Et voici l’autre :

Autrefois en hiver on se réunissait autour du feu et les anciens racontaient des histoires.

« Une vieille histoire raconte qu’un homme voulait voir le Christ. Dans son état actuel d’être conditionné, il espérait voir le Christ, donc le « soi » voulait voir le Christ. Après de longs efforts assidus, il eut finalement une vision, une vision du Christ totalement entouré de flammes. Dans son cadre de référence il voyait le Christ en enfer puisque selon lui l’enfer est un endroit où il y a des flammes, et il vit le Christ dedans dans sa vision. Il fut bien entendu très perturbé par cette vision. Il alla d’autorité supposée en autorité supposée pour demander ce que voulait dire sa vision ; et bien sûr, personne ne savait vraiment, et on lui disait que cela devait être une fausse vision. Mais pour lui, cela avait été l’expérience la plus réelle de sa vie, parce que lorsqu’on a une sorte de vision émotionnelle, on n’a rien d’autre pour s’en distraire. Si on est dans une pièce et qu’on regarde une table, il y a beaucoup d’autres choses dans la vision périphérique, mais dans une « vision » ou un « état d’une forme ou d’une autre », il n’y a qu’une chose à voir, et cela semble être très réel parce qu’il n’y a aucune distraction.

Cet homme poursuivit sa recherche. Finalement il était assis dans un parc se sentant très découragé et très malheureux. Cette vision du Christ entouré de flammes était toujours aussi présente dans son esprit. De toute évidence, Il était en enfer ! Qu’est-ce-que cela pouvait bien vouloir dire ? Est-ce que le Christ avait été un faux enseignant ? Etait-il possible que tout cela fût une illusion et que le Christ fût comme l’on dit ceux qui le crucifièrent un homme possédé par un démon et qu’il était un préjudice à tout le peuple ? Est-ce que tous les enseignements du Christ étaient en vain ? Il était assis là en proie au doute. Il luttait et commençait à quelque peu douter de sa vision. Il avait vraiment faim. - Chaque fois qu’une personne a vraiment faim d’être consciente, non pas d’avoir ses opinions préconçues confirmées, mais d’avoir vraiment faim, de vraiment vouloir savoir, quelque chose apparaît toujours pour apporter de la clarté. Un homme passait et il semblait n’être rien d’autre qu’une autre personne qui s’assied sur un banc du parc. Notre homme lui parla de son tourment et de ce qu’il avait vu. L’homme qui était venu s’asseoir dit :

« Ecoutez, la vision n’est pas la chose ». « Une vision peut être un enseignement, mais ce n’est pas la chose ». « Vous n’avez pas vu le Christ ». « Vous n’avez pas vu des flammes ». « Vous avez eu une vision et toute vision doit avoir un sens. »

«  La signification est que toutes ces flammes sont ce qu’il vous faudra traverser pour que soient brûlées vos nombreuses fausses conceptions, pour être lavé, avant de pouvoir ne serait-ce qu’approcher du lieu où se trouve le Christ ». »

Nous pensons presque tous que nous pouvons nous approcher de la conscience christique dans l’état dans lequel nous sommes en simplement améliorant le « soi ». Nous n’avons pas conscience que spirituellement nous sommes aveugles, que notre corps spirituel est aveugle, infirme, paralysé, nu, habillé de haillons, et qu’il est pieds nus – donc nous n’avons pas vraiment faim. Quand on a vraiment faim, on peut commencer à trouver. L’aide vient en provenance de nombreux domaines. Les enseignements apparaissent de partout.