Une belle histoire : Je suis là

René, 97 ans, est paysan et a toujours vécu dans le même hameau en Ardèche…


Teaser Je suis là par aureliaetienne

RESUME

A 30 ans je rencontre René, 97 ans, et nous devenons peu à peu amis. René est paysan et a toujours vécu dans le même hameau de Laval, en Ardèche. Il garde encore quelques brebis et cultive son jardin.

Ayant toujours vécu ailleurs, je rentre en France pour la première fois sans projet d’en repartir : un besoin de toucher terre.

Je suis fascinée par son ancrage, lui par mes voyages.

René vit le moment présent. Il est là, tout simplement. Et je suis là avec lui, le temps d’une visite.

MON INTENTION

Après avoir filmé René pendant un an et demi, je termine aujourd’hui le montage de ce film qui me tient à coeur depuis maintenant trois ans.

Ce projet est pour moi aussi nécessaire que sincère.

Il raconte l’histoire de la relation qui se tisse entre René et moi, entre nos 2 histoires.

Il parle de l’Etre là, de l’être au monde.

Je souhaite que ce film permettre à ceux qui le visionneront de rencontrer René, ne serait-ce qu’un peu, et de partager son incroyable présence aux choses, à la vie.

J’aimerais que l’on puisse, tout au long du film, porter attention aux moindres gestes de René, à chacune de ses paroles, à chaque chant d’oiseau. Plus encore, que l’on puisse être fasciné par la simple image de ses mains qui désherbent ou par sa manière de se déplacer dans la nature qui l’entoure.

Je vous propose d’être partenaires de cette aventure et de participer à ce stade crucial de la finalisation du film !

 

RENE

René vit au hameau du Haut Laval sur le plateau du Coiron, un endroit à la terre noire et fertile, né d’une ancienne activité volcanique.

Paysan depuis toujours, il continue de garder un troupeau de 8 brebis et de cultiver ses 3 jardins.

Il ne lui semble pas avoir cet âge-là, même si ses forces physiques ne sont plus les mêmes et qu’il dit aujourd’hui ne plus faire que bricoler. Malgré son âge avancé, il dégage une force de vie et une joie communicatives.

René a pratiquement toujours vécu dans sa ferme et il vit avec le lieu qu’il habite.

Il se fond au paysage, avançant lentement mais d’un pas sûr au milieu des genêts et des herbes parfois plus hautes que lui, se fabriquant une canne avec une branche qu’il trouve sur son passage. Il aurait pu tomber mille fois sur ces chemins où l’on a peine à évoluer, mais ils se connaissent du bout des doigts, cette terre et lui.

Il n’a jamais été marié et n’a pas eu d’enfants. « Oh vous savez, je ne me suis jamais trop disputé avec ma femme ! » plaisante t-il. Pas même la mort ne l’effraie. « Quand St Pierre m’appellera, il faudra bien que je réponde présent ! Mais je ne suis pas bien pressé vous savez ! ».

Les murs et le plafond de sa pièce à vivre ont été recouverts par la suie du poêle à bois. Il n’a pas l’eau courante mais il n’y tient pas. Il remplit un arrosoir d’eau à la source qui jouxte sa maison.  « Aujourd’hui vous savez, ce ne sont plus des maisons que l’on construit, mais des palaces que les gens passent leur vie à payer ! Des palaces en carton ! ». 


Il se nourrit en majeure partie de ce qu’il récolte, se chauffe du bois de la forêt qui l’entoure, fait encore son vin avec la vigne sauvage qui grimpe le long des arbres, sa gnole avec les fruits tombés au sol…

La présence de René aux choses et à la vie est toute particulière. Il vit entièrement le moment présent.

Profondément enraciné, il est à l’image d’un vieil arbre majestueux.

AURELIA

Je rencontre René à mes 30 ans, alors que je rentre en France pour la première fois sans projet de repartir.

J’avais jusque-là essentiellement vécu à l’étranger, habité une multitude de lieux, tour à tour et sans arrêt. La sensation, à 30 ans, de descendre d’un train à grande vitesse. Comme un nécessaire arrêt sur image, une autre forme de déplacement. J’éprouve alors un besoin d’ancrage, de toucher terre.

C’est le point de départ du film.

Je trouve en la présence de René un lieu et un moment pour m’arrêter sur l’essentiel. Un repère, un arbre auprès duquel me reposer, et que la simple existence me rassure.

Il EST là, un point c’est tout. En interaction directe avec ce qui l’entoure. Et je suis là avec lui, à chacune de mes visites.

A quoi va servir le financement ?

D’ici à fin mars, nous terminons le travail de montage avec la monteuse Flavia Vargas. Il faudra ensuite finaliser le montage du son et l’étalonnage des couleurs.

Je ferais également faire un DVD du film. Cet argent contribuera à ces différentes étapes de finalisation du film.

Une première projection est prévue les 5 et 6 mai prochain, au Festival Ethnoplante en Ardèche (au Pradel).

Vous aurez peut être la chance de rencontrer René qui devrait être présent à la projection du dimanche. La programmation du festival est en cours mais vous trouverez déjà quelques informations sur le lien suivant : http://savoirsdeterroirs.over-blog.com/

 

Si vous désirez apporter un petit soutient à ce projet voici le lien du site officiel :

http://fr.ulule.com/je-suis-la/

2018-05-10T13:26:45+00:000 Commentaire

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